AGRICULTURE DANS LE PILAT : ARRÊTER L'ÉROSION

Agriculture dans le Pilat : arrêter l’érosion

 Le massif du Pilat possède indiscutablement une agriculture variée et riche qui, pourtant, témoigne d’une santé fragile à laquelle il est urgent de venir en aide.

L’agriculture contribue à façonner et à entretenir les paysages en plus de nous fournir une alimentation locale à la recherche de la qualité. 

Une situation délicate

D’un côté les nouveaux exploitants ou «candidats à l’installation» n’aspirent qu’à une chose : trouver des terres à acheter ou en fermage, reprendre des exploitations dans les meilleures conditions possibles de transmission.

De l’autre, une grande partie des exploitants actuels sur le territoire à l’approche de l’âge de la retraite ou « cédants » pour lesquels se pose le problème de la transmission de leurs exploitations.

Que l’on ne s’y trompe pas, le tableau dépeint ci-dessus incite à penser que les deux parties seraient à même de trouver des terrains d’entente.

Mais la situation est bien plus compliquée, la question de la transmission d’exploitations agricoles, au-delà de l’aspect économique du capital à transmettre, reste un sujet difficile dont on parle  peu dans nos campagnes.

Plusieurs facteurs rendent la tâche difficile 

Le lien affectif des cédants à des biens souvent issus d’héritages familiaux, qui les rend peu enclin à céder leurs terres.

Le territoire du Pilat a perdu en 10 ans 30% de ses exploitations agricoles et 5% de ses actifs.

La question du bâti et plus particulièrement du logement qui se trouve souvent être occupé par le cédant, situé sur ou à proximité de l’exploitation. Le cédant se retrouve face à un dilemme, soit il cohabite avec le nouvel installé qui reprend l’entreprise agricole soit il quitte les lieux et doit trouver un nouveau logement pour sa retraite. Le logement est aussi un souci pour le nouvel installé : parce que d’un part il n’y a pas de logement disponible localement et, d’autre part, l’immobilier est d’une valeur trop élevée.

Enfin, il faut prendre en compte la pression foncière ; les terres agricoles se faisant de plus en plus rares, dès qu’une entreprise agricole vient à fermer, les terres sont très rapidement convoitées et il peut s’en suivre un démantèlement des parcelles au profit d’exploitations déjà existantes.

La démarche d’une association

Un groupe de Terre de Liens se constitue sur le Pilat. Après une première réunion d’information en septembre, les volontaires se sont réunis le mercredi 13 novembre dans la salle de la mairie de Colombier, et ont décidé de mener des actions. L’objectif principal est de contribuer à mettre en relation cédants et nouveaux acquéreurs. Le groupe souhaite également informer les municipalités des communes rurales sur l’existence de l’association et de ce travail de sensibilisation. Une information à destination des organismes de formation ainsi que les lycées agricoles est également envisagée. 

F.G.

 

Notre groupe de réflexion est ouvert à toutes les bonnes volontés et nous vous invitons à nous rejoindre lors de notre prochaine réunion qui aura lieu le jeudi 23 janvier 2014 à 20 heures à Saint-Julien-Molin-Molette.

Contact : Michel Jabrin 06 75 68 51 84 et Jean-Louis Royet 04 77 20 49 62 http://www.terredeliens.org