TROIS PETITES FERMES VALLENT MIEUX QU'UNE GRANDE !

fermeAu mois d’octobre, la Caravane des paysans en grève de la faim a traversé le Pilat. 

Cette caravane était partie le 15 octobre de Narbonne et est arrivée à Amiens le 28 octobre pour le procès des Mille Vaches. La caravane avait pour objectif de sensibiliser les paysans et les citoyens sur la fin programmée des petites fermes. Ce fut donc l’occasion de discuter de l’importance de nos petites fermes dans le Pilat.
En effet, l’application française de la PAC (politique agricole commune) exclut les petits éleveurs, apiculteurs… Un minimum de 10 vaches, 25 chèvres, 50 moutons ou 72 ruches est requis pour prétendre aux aides. Ces planchers pénalisent aussi l’installation, car nombreux sont les jeunes et moins jeunes qui s’installent progressivement avec de petits effectifs.
Pourquoi avons-nous besoin de nombreuses petites fermes ?
L’objectif premier du paysan est de nourrir la population, mais il est aussi là pour façonner nos paysages tout comme il est un acteur principal du dynamisme social et économique de nos zones rurales. La tendance actuelle est à l’agrandissement et à la disparition des exploitations et donc à la diminution du nombre de paysans. Cela a pour conséquence la fermeture de nos paysages, de nos écoles et de nos commerces… Si nous voulons que nos territoires ne soient pas que des « jardins publics » pour des citadins en manque de verdure et d’air pur, faisons en sorte de maintenir nos paysans et favorisons l’installation de nouveaux.
La ferme ne doit pas entrer dans une logique de « marché ». Sa mission est bien plus noble. L’agriculture n’a pas vocation à l’exportation. Si nous voulons que les paysans d’ici et de là-bas soient nombreux, nous devons impérativement relocaliser notre production alimentaire. Le pouvoir est aussi dans le panier des consommateurs !
Quelle cohérence ?
Alors que notre gouvernement affiche son ambition d’être champion de l’agroécologie, il ne fait rien pour empêcher la disparition des paysans, pis, il l’encourage en autorisant l’implantation de « fermes-usines » comme celle des Mille Vaches (mais ce n’est qu’un exemple) et l’industrialisation de l’agriculture frappe à la porte de nos campagnes. Nous savons que l’agroécologie, pour être mise en place et pour prendre toute sa cohérence, doit impliquer nos nombreux paysans et paysannes ! La cohabitation entre l’agriculture paysanne et les usines agricoles n’est pas possible, car l’une est prédatrice de l’autre. Le risque étant que les usines produisent notre alimentation et que les paysans soient réservés au folklore. Les paysans ne veulent pas entrer au musée !
Dans un contexte de « crise » où le chômage est à son plus haut, rappelons juste que le modèle d’une agriculture paysanne, avec de nombreuses petites fermes, est source d’un emploi non délocalisable, dans les exploitations et dans nos bourgs (écoles, commerces…).
Deux poids, deux mesures, ça suffit !
En plus de ne plus aider les petits paysans, le gouvernement considère comme de dangereux délinquants ceux qui défendent une agriculture paysanne. Neuf paysans et citoyens ont été condamnés (jusqu’à 5 mois de prison avec sursis) pour avoir démonté une partie de la salle de traite de la ferme des Mille Vaches. Par ailleurs, d’autres agriculteurs (qui défendent, eux, le modèle intensif et exportateur) ont brûlé le centre des impôts et la MSA de Morlaix (deux organismes ayant pour but la solidarité et la redistribution des richesses). Eux ne sont nullement inquiétés par la justice… Double discours, double justice…
Nous rêvons tous d’une campagne vivante, alors faisons en sorte que nos paysans et paysannes soient nombreux !
 E. C.

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