LES ÉPICERIES AMBULANTES

Sur la commune de Tarentaise, les seuls commerces que l’on trouve sont un épicier et une boulangère, tous deux ambulants. Alain Soulas, dans sa camionnette jaune, reste en stationnement quelques heures avant de poursuivre sa tournée.
    « Je ne m’arrête pas beaucoup sur des places de village, je fais surtout du porte-à-porte. Pour les légumes et les fruits, je vais au marché de gros à Saint-Étienne à 3 heures et demi, et je fais ma tournée, de hameau en hameau. Les jeunes, eux, travaillent à Saint-Étienne ou à Bourg-Argental et ils font leurs courses en même temps, cela se comprend. Mes clients, sont donc plutôt des retraités, des personnes seules. J’apporte l’épicerie à leur porte. J’ai toujours autant de clients, mais ils achètent moins...
    « Je ne prends pas trop les produits frais par ici. On entend : ‘‘il faut faire du bio, du local…’’ c’est bien gentil, mais courir de partout pour aller chercher des pommes d’un côté, des cerises de l’autre, du fromage... Tandis que mon grossiste à Saint-Étienne, lui, il a tout : des bananes, des poires, des carottes... Bon dès que je peux, j’achète ici. Par exemple, là, vous voyez, ce sont des pommes de Maclas. Mais courir partout c’est beaucoup de factures à traiter et de frais de déplacement (...) C’est dur ! Si ça continue ainsi, je ne sais pas si je serai encore là cet été...»

 

EPICIERMardi matin, sur le marché de Longes. On trouve un boucher, une agricultrice qui vend du fromage de vache et de chèvre, un boucher. Il y a aussi Coif’ambul : Diane avec sa camionnette salon de coiffure se déplace de village en village. Ce matin, on rencontre aussi la roulotte des Saveurs, l’épicier ambulant.
Stéphane Laurent est dans sa «roulotte» au milieu de ses saveurs. Il s’est posé ici pour une petite heure.
    « Le marché de Longes est le seul que je fais, de 10 à 11 heures... Je couvre plus de 40 villages et hameaux sur le plateau rhodanien et on m’y attend ! J’ai à peu près 300 références, des fruits et des légumes, de la charcuterie... Tout ce que je peux prendre dans le coin, je le prends. Le vin est celui de Gérard Boucher, le miel vient de la Chapelle-Villars, les saucissons du Gaec des Hirondelles, le fromage de vache de la ferme des Châtaigniers et, pour le chèvre, je m’approvisionne au Gaec de la Cabriole, enfin, les confitures et les soupes viennent des jardins d’Élise... C’est pas simple côté paperasse. Je dois aussi passer par des grossistes pour des produits comme les bananes.
    « Le véhicule a un coût d’amortissement et d’entretien important. Il faut répondre présent par tous les temps. Entre les tournées et les approvisionnements je fais environ 600 km par semaine. J’ai commencé il y a trois ans et cela va bien mieux que je ne l’aurais pensé ! L’activité s’est beaucoup développée par le bouche-à-oreille, en fait. J’ai en moyenne 30 clients par jour et je reste environ un quart d’heure chez chacun. Quand je vais chez madame Rosier, la roulotte des Saveur est garée juste devant sa porte, et c’est ainsi chez presque tous mes clients ! »

LE CIRCUITS ET HORAIRES DES DEUX ÉPICIERS SERONT PUBLIÉS SUR LE SITE LE 10 MARS

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