Par prudence, par conviction ou pour tout autre raison, des familles ayant une activité agricole depuis plusieurs générations n’ont jamais cessé de vendre aux particuliers leurs différentes productions, à la ferme ou sur les marchés de proximité.
De ce fait, la vente directe dans le milieu agricole, comme elle est nommée aujourd’hui, n’est pas une activité nouvelle mais une continuité.

vente directe

Depuis plusieurs décennies, les agriculteurs, essentiellement des éleveurs laitiers, des maraîchers et des volaillers, exploitent ce mode de vente. La plupart des produits étaient vendus sur les marchés. Les invendus de lait étaient récupérés pour être transformés en fromage ou pour nourrir les cochons selon l’adage bien connu : « Rien ne se perd, tout se transforme».
Après un déclin dans les années 70, la vente directe du producteur au consommateur devient à nouveau populaire. Aujourd’hui dans le Pilat, il y a environ 509 exploitations agricoles dont 290 adeptes de la vente directe 1.
Une chose est sûre : la vente directe reste une opportunité pour fréquenter des adresses gourmandes et de qualité, ancrées dans le territoire pilatois.

Mais pour quelles raisons les agriculteurs optent-ils pour la vente directe ?
Il y a plusieurs raisons qui peuvent motiver les agriculteurs à vendre leurs produits eux-mêmes.
Tout d’abord, le fait de diversifier et de transformer ses produits lui permet un complément d’activité pour conforter sa structure et même envisager la création d’emplois.
Ensuite, cela lui permet de valoriser ses produits en les vendant à leur juste prix et ainsi de promouvoir son travail et ses méthodes de production.
L’agriculteur pérennise ainsi un savoir-faire et crée de la richesse sur le territoire.

Comment sont fabriqués les produits fermiers ?
La fabrication à la ferme se fait suivant des recettes familiales ou régionales et selon des méthodes artisanales ; une garantie d’avoir des produits de qualité, tant au niveau du goût que de la sécurité sanitaire. En effet, les normes européennes et françaises réglementent très strictement chaque étape de la fabrication, du stockage ou de la vente des produits fermiers. Et jusque-là aucun problème sanitaire n’a été relevé. Un local, souvent appelé « laboratoire », est spécialement aménagé pour la fabrication des produits et doit respecter un certain nombre de normes spécifiques à chaque type de production.
On peut dire aujourd’hui que les agriculteurs ont acquis un gros savoir-faire, pour passer de la culture à la valorisation de ces produits : c’est donc une vraie démarche de qualité qu’ils ont adoptée envers le consommateur.

Où trouver ces produits fermiers ?
- directement à la ferme  ;
- sur les marchés locaux ou urbains proches ;
- dans les magasins collectifs : un groupement de producteurs permet de rassembler des produits différents dans une même boutique pour proposer un large choix à leurs clients.
- au sein d’associations de « consom’acteurs », les AMAP 2 : partenariat entre un groupe de consommateurs et une ferme, fondé sur un système de distribution de « paniers » composés des produits de la ferme.
Pour le paysan, c’est le maintien de l’activité agricole par la garantie de revenu et, pour le consommateur, des aliments frais, de saison, souvent biologiques.

Peut-on parler de concurrence déloyale ?
Si la vente directe par les agriculteurs peut être interprétée comme une concurrence déloyale par certains artisans ou commerçants, elle renvoie également au bénéfice social et territorial de la pérennité d’une offre locale de produits alimentaires.
Sans compter que la vente directe est une pratique ancestrale et ancrée sur le territoire pilatois.
Mais les commerces de proximité sont également nécessaires à la vie de nos communes, à la vie du centre de chacun de nos villages, car tout le monde n’a pas la possibilité de se déplacer comme il l’entend, et parce que ces commerces offre une diversification de produits plus importante.
Alors, n’y a-t-il pas de la place pour tout le monde ?
à La vente directe permet un vrai échange et un rapport de confiance entre le consommateur et le producteur. Les produits sont cultivés, élevés, transformés sur l’exploitation, ce qui garantit une traçabilité précise et donc un vrai gage de qualité. Et tout cela avec un impact positif sur la pollution, puisque le transport est considérablement réduit.
Enfin la vente directe assure un emploi de proximité et développe l’activité dans nos campagnes. Si bien que, en achetant une partie de notre alimentation directement à la ferme, nous faisons un geste pour le maintien d’une agriculture durable et raisonnée.   n
Nathalie

1 Recensement Général de l’Agriculture 2010
2 AMAP : Association pour le maintien de l’agriculture paysanne.

On recense 6 magasins collectifs de producteurs et 3 AMAP dans le Pilat.
Liste des points de vente et des marchés sur www.parc-naturel-pilat.fr

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