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40 hectares de terres agricoles disparaissent chaque année dans le Pilat. comment est évalué ce chiffre ? Question à Michel Jabrin (Chargé de mission agriculture-évaluation, parc naturel régional du Pilat).

40 ha

"Pour être tout à fait précis, voici le texte exact du diagnostic de territoire préalable à l'élaboration de la charte sur lequel nous pouvons nous appuyer pour dire cela.

Extrait, Page 137 du "Diagnostic de l'évolution du territoire".

" La base de données du Système d’Information et de Traitement Automatisé des Données Élémentaires sur le Logements et les locaux (SITADEL) de la Direction Régionale de l’Équipement (source Logements commencés) indique une surface de terrain totale consommée par l’urbanisation sur chaque commune, que l’on peut donc rapporter au nombre de logements commencés.

Sur le périmètre d’étude et pour la période 1999 – 2005, 380 hectares ont été utilisés pour l’urbanisation (parcelle bâtie et jardins), soit l’équivalent de la superficie communale de St-Romain-en-Gier, pour une production d’environ 2 580 logements, soit, en moyenne, 1 472 m² par logement créé et 7 logements à l’hectare.

La plupart des communes de la frange rhodanienne qui ont construit fortement ont consommé des surfaces moyennes par logement de 1 000 à 3 000 m². Seuls les bourgs de Condrieu et d’Ampuis sont sur une moyenne inférieure (500 à 1 000 m²).

Les communes d’altitude produisent certes moins de logements mais sur des parcelles plus étendues : plus de 3 000 m² en moyenne.

Cette très faible densité est le corollaire d’un étalement pavillonnaire important. Elle entraîne une forte pression sur les terres agricoles et une spéculation foncière

avérée notamment sur le Pilat rhodanien."

Il n'est question ici que d'habitat, il faut ajouter les équipements autres, routes, rond points etc etc, donc le chiffre de 40 ha est certainement même faible.

Si on regarde les chiffres de la SAU (Surface Agricole Utile) qui est déclarée par les agriculteurs exploitants lors des Recensements Généraux de l'Agriculture, l'évolution est la suivante :

1979 : 30 531 ha (hectares)

1988 : 29 388 ha

2000 : 26 570 ha

2010: 24 466 ha

20 % de la SAU a été perdu en 30 ans soit 6 062 ha soit 200 ha par an mais il y a là aussi des terres qui ont été boisées ou sont parties en friches, situations qui sont réversibles contrairement à l'urbanisation qui stérilise les terres agricoles."

Merci Monsieur Michel Jabrin.

Article relatif : Terres de Notre-Dame-des-Landes,Terres d’ici