covoiturage

Pour leur travail, environ 18 000 personnes se déplacent chaque jour dans le Pilat. C’est 58 millions de kilomètres par an qui sont parcourus par ces voitures. Pourtant, lorsque l’on prend conscience que 98% des personnes voyagent seules, on se dit forcément qu’il y a quelque chose à faire. Il ne s’agit pas de culpabiliser l’automobiliste, mais de lui faire prendre conscience de l’intérêt de tous de partager son véhicule sur des déplacements réguliers.
C’est de Saint-Sauveur-en-Rue qu’est partie l’initiative de développer le covoiturage dans le Pilat avec l’association Pilattitude qui, en partenariat avec le parc naturel régional du Pilat, gère aujourd’hui la Maison de la mobilité (MOPI). Sensibilisation sur le terrain, création d’un site Internet, mise en place de parkings de covoiturage sur tout le territoire, l’action porte aujourd’hui ses fruits avec plus de 1 200 personnes qui pratiquent régulièrement ce transport collectif citoyen.
Le premier argument avancé pour développer le covoiturage, c’est l’économie. Dès que le porte-monnaie est concerné, les sourcils se lèvent, l’attention est là. En moyenne, un Français travaille 220 jours par an et parcourt 26 km pour se rendre sur son lieu de travail. Les 12 000 km annuellement parcourus représentent une dépense d’environ 4 400 € (1). Le covoiturage permet de partager l’ensemble des frais : essence, assurance, usure de la voiture… Ce n’est pas négligeable, non ?
On peut aussi pratiquer le covoiturage alterné. Chaque semaine on change de voiture, de chauffeur et ainsi on divise les frais de trajet par autant de conducteurs qui participent au covoiturage (2).
Un autre argument, moins individualiste certes, c’est l’enjeu écologique. En France, les transports sont responsables de 28 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère. En limitant la circulation automobile globale, le covoiturage permet de pratiquer une écologie du quotidien, à la portée de tous.
Enfin dernier argument : c’est la convivialité. Il est souvent plus agréable d’échanger avec des passagers que d’écouter France Info en boucle.

covoiturageComment trouver des covoitureurs ?
Tous les jours, du même hameau, plusieurs voitures conduisent des enfants à l’école et les ramènent, plusieurs voitures se rendent dans la même ville proche, à une même gare pour travailler. C’est en interrogeant votre voisin, votre collègue de travail, que peut se créer une ligne de covoiturage partant ou passant près de chez vous.
Autre solution, s’inscrire sur le site de covoiturage du Pilat : www.pilat-covoiturage.net.
En un clic, vous visualiserez les lignes de covoiturage proches de chez vous. Et, si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi les nombreuses offres, vous pouvez toujours créer votre propre ligne. En deux ans, le nombre de covoitureurs a énormément évolué, preuve que ce mode de transport est une solution idéale pour se déplacer sur notre territoire.
C’est sur ce type de transports collectifs que doivent continuer à se porter les efforts des collectivités et des citoyens. Parce que, structurellement, c’est ce qu’il y a de plus simple à mettre en place. Parce que, économiquement, c’est rentable pour tous. Et, cerise sur le gâteau (s’il en fallait une), parce que cela réduit de façon très significative notre empreinte écologique.
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(1) En prenant pour base de calcul le barème kilométrique du bulletin officiel des impôts de 2009, avec une voiture particulière de 5 CV de puissance fiscale.
(2) Conducteur et passagers doivent être attentifs à leur situation concernant leur assurance.
Le conducteur doit déclarer à son assurance qu’il prend régulièrement des passagers en covoiturage.
Si le conducteur cède le volant à l’un des passagers, il doit s’assurer que son contrat garantit cette situation en cas de sinistre.