PRENDRE DE LA HAUTEUR
hauteurGrimper dans les Arbres est à la portée de tous les passionnés du milieu forestier.
Corde et baudrier dans le sac à dos, je cherche l’Arbre…
Lorsque je le découvre, il n’est pas seul mais accompagné de nombreux congénères, plus petits ou plus grands, de la même essence ou d’une autre.
Le lieu où ils ont grandi dégage une atmosphère de sérénité. Les traces d’autres hôtes de ces bois décuplent cette sensation.
Imprégné de cette ambiance, je grimpe « know trace » avec espoir.
À chaque étage correspond un nouvel angle de vue sur la forêt.
À mi-hauteur, l’Arbre s’affirme résolument comme l’un des vénérables du coin, il se révèle maintenant aussi large, si ce n’est plus, que haut.
Cela doit bien faire 150 ans qu’il est adulte et imaginer que, si rien de fâcheux ne lui arrive d’ici là, il lui reste au moins autant d’années à vivre, m’impose respect et humilité. Soudain, un grand pic noir se pose à 3 mètres au-dessus de moi. Il ne m’a pas remarqué, je me blottis contre le tronc. L’écorce est douce au toucher et il se dégage du feuillage une odeur particulière. Serait-ce celle de ces fameux composés organiques volatils dont parle le botaniste Francis Hallé ?
Ce lieu est plein de magie ! Le pic reparti, je poursuis mon ascension. Les prises solides et nombreuses me permettent de rejoindre la canopée, l’endroit même où l’Arbre capte une grande partie de l’air et de la lumière.
Les feuilles, les fleurs et les fruits s’y étalent à profusion.
Nombre d’insectes ont élu domicile ici haut, comme ce troupeau de pucerons surveillé de près par des fourmis bergères et installé sur cette feuille le temps d’une récolte de sève fraîchement élaborée par la photosynthèse.
Depuis la cime, il me semble possible de rejoindre l’Arbre voisin.
Les branches souples à travers lesquelles je glisse bougent au gré de mes appuis et du vent… Suspendu le long de ma corde ancrée au point le plus haut, je ne pèse pas plus qu’une coccinelle sur un brin d’herbe.
L’ « Arbosanteur » ! Un exercice d’équilibriste qui ressemble au déplacement des araignées se balançant au bout de leur fil pour atteindre un point plus ou moins éloigné en contre bas… Changement d’Arbre… Il ne me reste plus qu’à récupérer ma corde, recommencer à grimper en cime, explorer… Si de là haut un passe le permet, je tenterais une nouvelle « Treeverse ».
Retour au sol après trois heures et je n’ai pas vu le temps passer…
Lors de ma prochaine randonnée arboricole, j’embarquerai avec moi quelques amis grimpeurs d’Arbre et un hamac, histoire de partager ces moments de bien être absolus !
Retour aux Arbres !
Pierric Exertier, professionnel pilatois de la Grimpe d’Arbre.
Sambala et Baobab
www.grimpedarbres-randonnees-pilat.com

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