C'EST QUOI UN PRODUIT PHYTOPHARMACEUTIQUE ?

 C’est une préparation contenant des substances actives dont le but est de protéger certains végétaux contre des organismes nuisibles, de conserver des végétaux, de détruire des végétaux indésirables, etc. On utilise plus souvent le terme de pesticide. La France, grand pays agricole, est gourmande de ces insecticides, fongicides et autres herbicides. On truCIDE à tout va : plus de cent mille tonnes sont consommées chaque année.
Nul n’ignore aujourd’hui que ces produits, utilisés pour améliorer les productions agricoles, peuvent avoir des effets graves sur l’homme, les animaux et l’environnement. Leur mise sur le marché et leur utilisation sont donc soumises à réglementation. Est-ce suffisant pour être rassuré ? En 2010, un rapport ministériel établit que 47 % des fruits et 29 % des légumes vendus en France contiennent des résidus de pesticides. Des cancérologues ont démontré le lien entre l’alimentation et le développement du cancer… Et vous, vous en pensez quoi de la consigne « santé » selon laquelle il faut manger cinq fruits et légumes par jour ? L’idée de faire votre propre potager recommence à vous titiller ?
On mentionnera, pour terminer ce chapitre sur la chimie, les risques que représentent les néonicotinoïdes, des insecticides parmi les plus utilisés au monde, dont les effets néfastes sur les abeilles, entre autres, ont largement été démontrés. Souvenez-vous du Gaucho contre lequel se sont battus les apiculteurs. Il est aujourd’hui retiré du marché… et aussitôt remplacé par d’autres produits dont les substances actives ne réjouissent guère dame nature. Il est démontré que les abeilles, les poissons, les petits passereaux ou les crevettes sont gravement atteints par les néonicotinoïdes. Et nous ?
Sous vos fenêtres, il est plus que probable que l’on pulvérise des néonicotinoïdes afin d’éliminer les insectes ravageurs des cultures. Au printemps 2013, l’association Générations futures* a réalisé une enquête sur un échantillonnage de fruits et légumes soumis à des traitements à base de néonicotinoïdes (n-c). Résultats : fraises, courgettes ou encore tomates contenaient entre 12 et 45% de résidus de n-c. Il serait surprenant que la pomme qui nous régale chaque jour n’en ait pas elle aussi quelques traces...
À lire pour plus d’information et pas seulement pour se faire peur : le guide « Pesticides, une atteinte grave à la santé et à l’environnement / Objectif zéro pesticides dans nos villes et villages » (édité par : Frapna / Contrat de rivière Ondaine / Saint-Etienne métropole). À télécharger sur www.lapiedupilat.fr.
* www.generations-futures.fr

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