NUISIBLES UN TERME MAL UTILISÉ OU MAL COMPRIS ?

nuisibleLa notion d’espèce nuisible n’est pas toujours bien comprise, sauf lorsque l’on est concerné directement par une « bestiole » qui vient perturber notre quotidien.
Sur le plan purement juridique, le classement d’une espèce nuisible est mis en œuvre, à l’échelle départementale, par la préfecture et, à l’échelle nationale, par le ministère de l’Environnement.
Il existe plusieurs catégories, mais pour simplifier, les espèces les plus « indésirables » sont celles qui ne sont pas autochtones, c’est-à-dire, qu’elles ne sont pas originaires de notre continent, comme le ragondin ou le rat musqué (originaire d’Amérique) et qui causent des dégâts importants aux aménagements hydrauliques, par exemple les digues des étangs. D’autres catégories de « nuisibles » offrent la possibilité d’être régulés, il s’agit d’animaux devenus trop envahissants, comme les corbeaux freux qui commettent des dégâts sur les parcelles agricoles ou encore les fouines qui vont occasionner des désagréments dans votre grenier.
D’autres espèces comme les renards occasionnent des dégâts aux élevages. Pour ces animaux, un arrêté préfectoral prévoit des modalités de capture ou de régulation.
Plus généralement, les textes juridiques qui permettent une régulation n’ont pas pour objectif d’éradiquer une espèce, mais d’en limiter le nombre localement, ou de permettre de se défendre contre des dégâts occasionnés soit à des animaux domestiques (volaille) soit à des installations, ou encore à une production agricole.
À l’origine, les espèces dans leur milieu naturel se régulaient par ce que l’on appelle la prédation. Des prédateurs se nourrissent de proies, mais la situation n’est pas toujours aussi simple et les phénomènes de régulation ne sont pas toujours ceux que l’on souhaiterait. Il existe par exemple des phénomènes de pullulation (exemple les campagnols). Dans ce cas, les prédateurs ne suffisent pas à limiter, au moins de façon immédiate, les populations de ces « envahisseurs ». Notons que certaines espèces ont parfaitement intégré nos aménagements urbains et se soucient peu de nos nouvelles normes sanitaires !
Retenons que la régulation des nuisibles doit permettre d’intervenir de façon appropriée sur quelques espèces, pour limiter des dégâts.
Gilles Chavas

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