LES ASSOCIATIONS

 asso01L’article 1 de la loi du 1er juillet 1901 définit ce qu’est l’association :

« L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices... »
En 2013, la France compte 1 300 000 associations actives. Près de la moitié d’entre elles interviennent principalement dans le domaine du sport (24 %) ou dans celui des loisirs (22 %). Viennent ensuite les associations culturelles (18 %), puis celles de défense de causes, de droits ou d’intérêts (17 %) (source INSEE).

Les associations et les bénévoles apportent de la vitalité dans les villages
Des enquêtes ont montré que l’engagement associatif est plus fort dans les petites communes, la proximité jouant en faveur d’un réseau qui incite au bénévolat. 

On pourrait classer les associations en quatre groupes. Celles que nous appellerons « les discrètes » fonctionnent en général en circuit fermé, se contentant d’une petite subvention reconduite d’année en année et éventuellement d’un local fourni par la mairie (anciens combattants, chasseurs, passionnés par une activité commune). D’autres associations constituent de véritables pivots de la vie communale (association sportive, club du troisième âge, comité des fêtes, associations culturelles, associations de parents d’élèves…). Généralement fragiles en milieu rural, d’autres associations sont essentielles pour les communes, car elles remplissent un rôle souvent tenu ailleurs par des professionnels. C’est le cas des associations du secteur social et éducatif : la création d’un centre social ne peut se faire sans une volonté politique forte d’une commune.
Enfin, encore peu nombreuses, mais fortement soutenues sinon initiées par les municipalités, quelques associations portent de nouveaux services (multimédia, Internet…), ne pouvant être pris en charge ni par une entité commerciale – parce que le modèle économique n’est pas viable –, ni par la municipalité. Ces associations sont un outil précieux de revitalisation et de dynamisation des communes.

Benevolus : bonne volonté
asso02Un bénévole est une personne qui participe à la bonne marche d’une association et qui donne son temps gratuitement. En 2016, 1 Français sur 4 participe à une association ! Le nombre d’heures bénévoles en France correspondrait à 680 000 emplois en équivalent temps plein. Depuis dix ans, le nombre de bénévoles est en nette évolution. Ceci mérite d’être mis en avant face aux discours les plus critiques entendus sur le comportement de nos concitoyens (incivilités, perte de repères, déclin des valeurs, repli sur soi…), et sur les difficultés économiques et sociales qui entretiennent un climat morose.
En Rhône-Alpes ce sont 1 300 000 bénévoles qui œuvrent dans plus de 120 000 associations.
Si, depuis une dizaine d’années, le bénévolat est en évolution positive, les équipes bénévoles « dirigeantes » des associations ont du mal à se renouveler par manque de candidats. Est-ce parce que nous sommes dans une société de consommation où l’on a l’habitude d’être servi dès que l’on paye, ne serait-ce qu’une maigre cotisation ? Est-ce parce qu’une fois sorti d’une journée de travail on préfère enrichir son esprit dans un cocon familial fermé ? Est-ce parce que l’on croit que l’ouverture vers l’extérieur via les réseaux numériques est suffisante pour développer sa sociabilité et faire preuve de solidarité ? Est-ce que parce que l’on se consacre plus aux solidarités familiales ? C’est un peu de tout cela et certainement aussi en raison d’autres causes inhérentes aux évolutions de notre société. Mais c’est un fait, beaucoup d’associations mettent la clef sous la porte, non pas par manque de financement ni de capital sympathie, ni par manque d’« adhérents-consommateurs », mais par manque de bénévoles actifs.

Petite ‘‘Géographie’’ des bénévoles
Une enquête (IFOP 2016) montre que les moins de 35 ans s’impliquent davantage ces dernières années. Ils sont tout particulièrement motivés par le secteur de l’environnement, mais aussi par celui de la jeunesse et de l’éducation populaire et par celui de la solidarité internationale.
Traditionnellement plus disponibles et investis de responsabilités, les plus de 65 ans sont particulièrement engagés dans le secteur social, dans les loisirs, la culture, la santé et aussi dans les associations de défense. Les retraités sont moins présents, car plus sollicités par leur famille (garde des petits enfants)… ou encore en raison de la nécessité de continuer à travailler pour compenser des retraites, faibles ou jugées comme telles.

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Pourquoi s’investir dans une association ?
Pour plus de huit personnes interrogées sur dix, être bénévole en 2016, c’est « être utile à la société et agir pour les autres ». Et pour une sur deux, c’est une source d’épanouissement personnel. Le bénévolat est bel est bien un engagement pour les autres, un acte de solidarité, et aussi un engagement pour soi. Parmi les autres motivations proposées, plus d’un répondant sur deux met en avant la cause défendue, score qui peut paraître un peu élevé dès lors que nombre d’associations poursuivent des projets culturels, sportifs, artistiques… très utiles en termes d’animation des territoires, de services à la population ou encore de lien social, mais sans volonté de défendre réellement une cause spécifique.
A contrario, pourquoi on ne s’engage pas dans une association ? Les raisons invoquées sont en priorité le manque de temps et en second parce que l’occasion ne s’est pas présentée. Mais également parce qu’on ne se sent pas concerné, que l’on craint de ne pas avoir les qualités requises ou encore que le bénévolat peut faire concurrence à des emplois rémunérés.
Dans cette enquête, il est intéressant de noter quelques spécificités selon les secteurs d’activité (voir graphique p. 7). Les bénévoles qui formulent le plus grand nombre d’attentes personnelles sont, dans l’ordre, ceux du sport, ceux des associations de défense des droits, et ceux des associations intervenant dans le domaine de l’environnement. Ferment la marche, avec les attentes les moins nombreuses, les bénévoles engagés dans les secteurs de la jeunesse et de l’éducation populaire et dans le domaine social.
L’aide d’autres bénévoles est plus particulièrement revendiquée dans les clubs sportifs, loin devant les secteurs des loisirs, de la santé et de la culture.

 Sources:

Malet Jacques, « Les associations, source de vitalité du milieu rural ? »

(IFOP 2016) :enquête IFOP 2016

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