LE VIRUS ASSOCIATIF

virus

Je suis tombé dès l’adolescence dans le chaudron associatif par l’intermédiaire du FRJEP (Foyer Rural des Jeunes et d’Education Populaire) de mon petit village creusois.
Depuis plus de quarante ans, le virus ne m’a jamais quitté, avec bien sûr des moments plus ou moins intenses selon les aléas de la vie.
Dés mon arrivée à Pélussin en 1994, j’ai rejoint le club de tennis de table et en quelques mois j’ai eu un aperçu du formidable tissu associatif local.
Aujourd’hui en retraite depuis 2 ans et demi, ma vie est rythmée entre différentes associations du Pilat et de Saint-Etienne. Je m’investis essentiellement dans les domaines qui me tiennent à cœur : l’expression citoyenne, le soutien aux personnes en difficulté et la lutte pour les droits de l’homme.
La question suivante m’est souvent posée : mais pourquoi consacres-tu autant de temps et d’énergie à ces associations ?
Ben oui pourquoi ?
...et bien tout d’abord parce qu’emporté par la dérive individualiste de notre société le monde associatif est à mes yeux devenu un lieu de consommation de services en perdant trop souvent ses valeurs de création commune et d’éducation populaire : faire partie d’une association c’est se regrouper à quelques-uns pour construire quelque chose qui apportera du bien-être et fera progresser un plus grand nombre. Contribuer à retrouver ces valeurs me semble fondamental et je suis prêt à y consacrer du temps et de l’énergie.
...ensuite parce que j’ai la conviction que le tissu associatif est un outil formidable pour redonner des couleurs à une démocratie de plus en plus malmenée. Au travers de ces associations, chacun peut s’exprimer, être entendu et contribuer à construire une société plus à l’écoute des citoyens.
...enfin parce que j’aime ça ! Le travail collectif procure beaucoup de plaisir. Au fil du temps des liens se tissent entre des hommes et des femmes qui apprennent à se connaître et à s’apprécier, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs particularités.
Le chemin est long et parfois difficile, mais l’expérience récente de PILAVENIR et la richesse des rencontres de Burdignes en octobre 2015 montrent qu’une attente existe autour de tels projets. C’est ensemble que nous pourrons y répondre et cela dés le week-end des 22 et 23 octobre prochains ou nous organisons, toujours à Burdignes, les deuxièmes rencontres PILAVENIR sur le thème « emploi et initiatives locales ».
Jean-Pierre GRANDSEIGNE

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