Le recyclage de nos appareils électroniques (ordinateurs, téléphones portables, hi-fi ou électro-ménager) est très coûteux en raison des problèmes que posent la séparation et l’extraction des composants. Nous produisons dix fois plus de ce type de déchets qu’il y a dix ans. En France, la loi impose aux constructeurs la récupération des objets obsolètes. Le consommateur paye une écotaxe de participation au recyclage mais ce sont les fabricants qui dirigent la filière. Ils recyclent alors qu’il serait plus logique de réutiliser ces matériels en les réparant et en les reconditionnant : moins onéreuse, cette démarche ne convient pas franchement au fabricant qui, du coup, n’écoule plus le produit flambant neuf ! 

Malgré le cadre fixé par la loi et l’obligation de traitement, une quantité astronomique de ces déchets est expédiée, via des filières mafieuses, en Inde, en Chine ou encore au Nigeria dans des villes-poubelles où leur traitement pose de graves problèmes de pollution.

Alors, la faute à qui ? Aux fabricants, en premier chef, qui nous vendent des produits qui tombent en panne au bout de très peu de temps. Mais aussi aux consommateurs toujours prêts à acheter le modèle dernier cri et à renouveler un appareil dont l’obsolescence est vraiment discutable. Un beau gaspillage qui ne semble pas près de s’arrêter…