déchetterieLA DÉCHÈTERIE TRIE
et toi tes détritus, les tries tu ?

 

LA DÉCHÈTERIE TRIE ET TOI, TES DÉTRITUS, LES TRIES TU ?

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On a rarement l’occasion de croiser quelqu’un qui travaille dans la gestion des déchets. Un rapide bonjour aux équipes de ramassage qui sillonnent les routes dans leurs camions, pas bien plus. Ils ont attaqué au lever du jour et il y a de la route à tracer.

La seule personne du métier avec laquelle nous avons un échange, c’est l’employé qui gère la déchetterie. Les déchetteries se ressemblent un peu toutes avec leurs “caisses électroménager” où s’entassent aspirateurs, radios, micro-ondes ; le “container” où se serrent frigos, machines à laver ; les bacs à huile de vidange, le coin des piles et celui des ampoules, sans oublier les bennes vides le matin et qui se remplissent très vite de haies taillées, tables, gravas, cartons, vélos, tringles à rideaux, plaques en inox ou encore d’armoires...

À l’entrée, dans son habit fluo, monsieur ou madame déchetterie vous écoute, été comme hiver, décrire le type de déchet que vous transportez et vous indique ensuite votre parcours pour vous en débarrasser. Elle ou il répète cela entre 150 et 250 fois dans la journée. On les retrouve autour des bennes : ils doivent vérifier la bonne répartition des déchets, donner un coup de main, nettoyer derrière quelqu’un qui s’est oublié et a quitté la place sans le petit coup de balai. Il leur faut aussi gérer les incivilités qui font partie du lot quotidien : l’appât du gain des chercheurs de métaux et de batteries en pays sur-consommateur, le stress de ceux à qui tout est dû… Les déchetteries se sont équipées de caméras et ont imposé de strictes règles de fonctionnement en raison de conduites agressives de plus en plus fréquentes.

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Ce lieu concentre tout ce qui, devenu inutile pour un individu, pourrait être précieux pour d’autres. Tant d’objets et de matériaux défilent ici en bon état avec pour seul avenir celui d’être broyés, brûlés ou recyclés, alors que bien souvent un petit coup de nettoyage suffirait à ce que l’objet trouve preneur. On se met à rêver d’une zone tampon, où l’on pourrait poser et prendre avant destruction, pour que la vie de l’objet continue. Heureusement, il y en a qui ont le réflexe d’envoyer une petite annonce sur “Le Bon Coin”. Autre possibilité : s’inscrire à un SEL ou en créer un. Un fauteuil ou des planches en bois, dont on ne sait plus que faire, ou simplement de l’aide pour se débarrasser d’un objet encombrant contre quelques prunes, c’est toujours bon à prendre, non ?

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