40 ans après la naissance du Parc, comment le territoire du Pilat est-il perçu par ses habitants ?

Dans le cadre de l’évaluation de la charte du Parc, le syndicat mixte a fait réaliser en 2005, puis en 2009, des enquêtes d’opinion afin de cerner, d’une part, comment la population perçoit le territoire et, d’autre part,  comment les actions du PNR sont appréhendées.


resssentiEn 2006, le Centre de recherche sociologique de la Loire a effectué une enquête auprès d’un échantillon de 70 personnes. La conclusion de ce sondage a montré que la majorité des personnes interrogées connaissaient peu voire pas du tout les objectifs et les missions du Parc et que l’opinion générale à son encontre était peu positive. Aujourd’hui encore, beaucoup d’entre nous restent dans l’ignorance. Qui n’a pas entendu : « Le Parc c’est la protection de la nature et des contraintes en matière d’urbanisme » ?
L’analyse sociologique montrait a contrario que, lorsque les habitants avaient à faire personnellement à un service technique du Parc, ses missions et compétences apparaissaient beaucoup plus claires et le niveau de satisfaction était très supérieur. C’est connu : plus on approche, plus on se familiarise.

L’enquête menée en 2009 par le cabinet Infusion a mis en évidence plusieurs tendances. Les témoignages sont convergents sur l’idée que le Pilat est un espace préservé : le premier point commun est donc l’attachement à une nature authentique. Les habitants sont sensibles également au dynamisme des villages qui s’exprime à travers les fêtes, les rencontres sportives et toutes les actions menées en général par les associations.

Les habitants reconnaissent appartenir à un même territoire (le Pilat) mais domine toutefois le sentiment que les barrières naturelles créent un cloisonnement : chaque versant est tourné vers sa vallée et méconnaît le versant voisin. La géographie du Parc échappe même à une partie des personnes interrogées... Quelles sont ses limites ? Jusqu’où va-t-il ? Même si quelques éléments sont fédérateurs, tels que des sites (les Crêts), certains événements (la Fête de la pomme) ou des produits régionaux (la rigotte, le vin), la notion de territoire reste assez vague.

Concernant la perception de la « structure du Parc », la population montre en 2009 les mêmes réflexes qu’auparavant. Il ressort de l’enquête que le Parc est avant tout dédié à la protection du patrimoine naturel. Ses autres actions dans le domaine agricole, énergétique, etc. sont méconnues.
Du côté des citoyens, il reste un effort à faire pour répondre à l’appréhension et pour une meilleure compréhension du PNR. Même observation du côté des élus : si certains font preuve de bonne volonté et d’une réelle envie de s’investir, d’autres se montrent de bien piètres ambassadeurs du Parc auprès de leurs administrés, relayant peu, voire pas du tout les actions mises en œuvre. Enfin, du côté de l’équipe technique, l’ampleur de la tâche administrative et le niveau requis pour mener à bien les missions du Parc pénalisent la communication auprès du public qui a toujours peur de ce qui est trop technocratique.  
 K.C.
Sources : André Micoud, sociologue, conseiller scientifique au Parc. Cabinet Infusion, enquête sur la façon dont la population appréhende les actions du PNR (2009).

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