CONSTRUCTION DURABLE : L'ÉCO-CONSTRUCTION

ecocontructionLorsque l’on souhaite construire, rénover ou agrandir sa maison, il est indispensable de se poser les bonnes questions.
Outre les aspects fonctionnels et le respect d’un certain nombre de règles (urbanisme, construction…), il est nécessaire de se demander quelles incidences auront les travaux engagés sur l’environnement et si, dans les espaces créés, ils ne nuiront pas au bien-être et à la santé de leurs occupants.  
Le bouleversement climatique est bien réel. Le secteur du bâtiment représente plus de 40 % de la consommation énergétique. Tout nouveau projet mais aussi toute intervention sur un bâtiment existant doivent prendre en compte ces enjeux planétaires.
Les cibles essentielles de l’éco-construction sont :
- La réduction de l’utilisation des ressources non renouvelables : sol, matières premières, eau, énergies fossiles,…
-  La mise en œuvre de ressources renouvelables : énergies, bois, végétaux,…
- L’utilisation de ressources issues du recyclage : récupération de l’eau de pluie, matériaux de récupération ou recyclés,…
- La réduction des déchets et de la pollution : procédés secs, préfabrication, ressources locales,…
- La qualité de l’air intérieur (tout humain passe en moyenne 90 % de son temps à l’intérieur d’un bâtiment) : ventilation, choix des matériaux de construction et du mobilier,…
- Le confort thermique, acoustique, visuel : isolation, lumière naturelle,…
- L’utilisation de techniques et de matériaux peu énergivores.
La conception du projet, en amont de sa mise en œuvre, devra donc être approfondie dans une démarche de développement durable.
S’il s’agit d’une construction neuve, d’une extension ou d’une réhabilitation lourde, on optera pour une architecture bioclimatique offrant un volume compact plus facile à chauffer et à ventiler, une enveloppe très bien isolée garantissant un bon confort et des économies d’énergie (aussi bien en été qu’en hiver), de grands vitrages bien orientés (sud) apportant lumière et apports solaires gratuits et munis de protections limitant les surchauffes d’été.
Pour une rénovation, l’isolation de la toiture, des parois, le remplacement des menuiseries et l’étanchéité à l’air seront prioritaires pour limiter les déperditions, avant tout remplacement du système de chauffage : « La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas » ! Le chauffage dans une Maison Passive ne va coûter que 100 à 150 € par an et de 500 à 600 € pour une maison récente (RT 2012).
Les solutions constructives à retenir seront peu consommatrices d’énergie et utiliseront des ressources locales. Le bois est sans conteste le matériau de l’avenir : ressource locale et matériau renouvelable, qui stock le CO2 (1 m3 de bois = environ 1 T CO2), peu énergivore dans sa mise en œuvre (la réalisation d’un mur en ossature bois consomme beaucoup moins d’énergie que celle d’un mur en parpaings béton), facilitant la préfabrication avec très peu de déchets non polluants.
Une isolation extérieure peut être facilement rapportée avec une ossature bois.
Plus de 11 % des maisons individuelles et plus de 20 % des extensions sont réalisées en structure bois (légèreté, rapidité de mise en œuvre).
L’isolation s’orientera plutôt vers des matériaux bio-sourcés (laine de chanvre, fibres de bois, paille,…) ou issus du recyclage (ouate de cellulose, Métisse®,…) moins énergivores, sans risque pour ceux qui les fabriquent ou les mettent en œuvre et pour les occupants. Ces isolants permettent la migration de la vapeur d’eau à travers les parois, favorisant ainsi une meilleure qualité sanitaire de l’air intérieur, et ils sont recyclables.
Car l’éco-construction doit aussi prendre en compte, dans le calcul de l’énergie grise, la possibilité de ré-emploi ou de recyclage lors de la déconstruction du bâtiment.
L’éco-construction est bien une démarche responsable de développement durable, respectueuse de l’humain et de l’environnement.
Jean-Pierre Boujot
Architecte dplg
www.atelier-3a.com

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Les architectures traditionnelles du Pilat

Adaptées aux particularités et contraintes naturelles, les maisons traditionnelles du Pilat présentent des variations régionales. Elles se caractérisent toutes par des volumes simples, une utilisation judicieuse de la pente, une sobriété globale et des tonalités neutres.

Le Jarez

Le Pélussinois

Les Hauts-Plateaux

(In Dossier documentaire édité par le PNR " Construire dans le Pilat ")

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