UN NOUVEL URBANISME SUR NOTRE TERRITOIRE
Une réglementation nationale, des contraintes locales

Dans les années 2000, une volonté de retour à la nature ainsi que la hausse des prix de l’immobilier en ville ont provoqué un intérêt d’une certaine clientèle pour l’habitat en zone rurale. Avec, pour conséquence, des constructions anarchiques dans nos campagnes en raison de règles d’urbanisme inadaptées à cet afflux de population.
À partir de 2008, et suite à la crise économique, on a constaté un changement des comportements associés à une réglementation plus contraignante sur l’étalement urbain. Le phénomène d’augmentation de population en zone rurale s’est alors ralenti, même si les candidats à l’acquisition restent attirés par le projet de la maison individuelle sur son terrain.
L’État a fixé pour objectif la nécessité d’un logement pour tous, dans le respect de l’environnement, avec des espaces verts cohérents, et sur la base d’un modèle économique plus efficace (assainissement collectif pour tout logement créé) et plus économe (mutualisation des réseaux, moins longs et pour tous).
Notre immobilier rural doit composer avec des règles nationales (SCOT), régionales (PLH) et communales (PLU). Ces règles sont érigées pour 10 ans minimum. L’ensemble de ces documents d’urbanisme a pour objectifs principaux communs :
- La limitation de l’étalement urbain en densifiant les parcelles des centres bourg.
- La rénovation et la réduction de l’empreinte énergétique du parc existant.
Cette réglementation contraint les particuliers et les professionnels à respecter des orientations d’aménagement : ces « projets d’habitat » doivent composer entre les intérêts des différents propriétaires, les objectifs des collectivités et les contraintes économiques des professionnels.
Dans le cadre de la réhabilitation de l’immobilier existant, une contrainte supplémentaire s’impose : elle concerne le stationnement. Pour chaque logement créé, il faut y associer un stationnement réglementaire. Or, nos maisons de village ont été construites avec un stationnement limité, voire absent. D’autre part, la volonté de conserver les commerces en rez-de-chaussée pour un dynamisme économique du centre-bourg s’ajoute à la difficulté de cette réhabilitation.

Ces orientations sont nécessaires par respect du patrimoine et d’un urbanisme cohérent.
Pour répondre au besoin de réduction de l’empreinte énergétique, le propriétaire doit disposer, pour chaque bien commercialisé, des diagnostics énergétiques. Ceci dans un souci de transparence et d’efficacité dans la mise en place des préconisations de travaux d’isolation et du système de chauffage.
Les acheteurs doivent alors prendre en compte le montant des travaux de réhabilitation dans l’enveloppe globale de leur projet. Les prix de vente en sont directement impactés. Nous constatons ainsi une augmentation du coût de réhabilitation des logements anciens.
Dans le Parc Naturel Régional du Pilat, une dynamique est enclenchée, par le biais des initiatives des PLH, mais aussi par la maison du Parc : de nombreux élus ont pris conscience des enjeux pour le territoire. En effet, les élus du Pilat ont été confrontés très tôt à ces questions de politique de l’habitat. Ils disposent donc aujourd’hui d’un recul qui leur permet de faire évoluer leur réflexion et leurs outils. Ils sont à l’écoute des besoins et invitent les différents acteurs du logement (artisans, bureaux d’étude, promoteur…) lors de leurs ateliers de réflexions.
Dorénavant, pour que les projets immobiliers aboutissent, élus, particuliers et professionnels de l’immobilier devront travailler ensemble pour répondre aux objectifs et à la réglementation.
Marie-Chantal Lefebvre
Responsable service urbanisme
www.pilat-immobilier.com

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